
Pourquoi écrire sur l’immigration aujourd’hui
Écrire sur l’immigration aujourd’hui, c’est accepter d’entrer dans un territoire saturé de discours.
Un espace où les mots sont souvent plus rapides que les pensées, où les opinions précèdent l’écoute.
Si j’écris sur l’immigration, ce n’est pas pour ajouter une voix de plus au bruit ambiant.
C’est, au contraire, pour ralentir.
Ralentir le regard.
Ralentir le jugement.
Redonner du temps à ce que l’on ne voit plus : les trajectoires humaines derrière les catégories.
L’immigration n’est pas un sujet abstrait. Elle traverse les corps, modifie les langues, fracture parfois les appartenances. Elle oblige à recomposer son rapport au monde, aux autres, à soi-même. Ce sont ces zones-là qui m’intéressent — celles que les débats effleurent à peine.
Écrire sur l’immigration, c’est aussi refuser de parler à la place de.
C’est chercher une écriture qui accompagne, qui interroge, qui doute. Une écriture consciente de ses limites, mais déterminée à ne pas détourner le regard.
Aujourd’hui plus que jamais, l’immigration est réduite à un problème à gérer.
Je choisis de la regarder comme une réalité à comprendre.
Non pour l’édulcorer, mais pour lui rendre sa complexité, sa densité humaine.
Ce blog s’inscrit dans cette démarche.
Il ne promet pas des réponses définitives.
Il propose un espace de réflexion, de récits et de transmission.
Parce qu’avant d’être un enjeu politique, l’immigration est une histoire de vies en mouvement.
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